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ANALYSE GRANULOMETRIQUE PAR TAMISAGE |
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L'analyse granulométrique
permet de déterminer et d’observer les différents
diamètres de grains qui constituent un granulat. Pour cela l’analyse consiste à séparer et classer à l’aide de tamis
ces grains selon leur diamètre. Les grains ainsi isolés peuvent être pesés
pour déterminer la proportion de chacun dans le granulat. La représentation
graphique de l'analyse permet d'observer et d'exploiter ces informations très
simplement. Les manipulations et les conditions de manipulation sont décrites
par la norme NF EN 933 - 1.
Elle concerne les granulats d’un diamètre supérieur à 100 micromètres (0.001mm). Le refus désigne la partie des grains retenue dans un tamis. Le refus
cumulé représente tous les grains bloqués jusqu’au tamis considérer (les
grains du tamis considérer plus les grains bloqués dans les tamis de mailles
supérieures). Le tamisat ou passant désigne la partie qui traverse
le tamis. Les masses cumulées des différents refus sont
exprimées en pourcentage par rapport à la masse initiale de l’échantillon de
granulat. Les pourcentages ainsi obtenus sont exploités soit numériquement soit
graphiquement. Cela permet
d’observer la proportion de refus cumulé ou de tamisats jusqu’à un diamètre de grain par rapport au
granulat. (La représentation graphique est plus explicite). LES TAMIS
Les tamis sont également repérés par un numéro d'ordre appelé module. Le premier tamis,
A chaque maille correspond un module et réciproquement. Tableau des correspondances :
MANIPULATIONS :
selon Article 6 : PRÉPARATION DE
L'ÉCHANTILLON POUR L'ESSAI La première question qui se pose est de
choisir une masse d’échantillon à tamiser. Ce choix de masse doit vérifier
plusieurs contraintes. En effet, il faut que l’échantillon
analysé soit en quantité suffisante pour être mesurable et pas trop important
pour éviter de saturer les tamis ou de les faire déborder. En caricaturant,
il est impensable d’analyser un échantillon d’un micro gramme, comme un
échantillon d’une tonne.
La limite supérieure n’est pas précisément
définie. En pratique un échantillon de masse 0,3xD
fonctionne bien. Les tamis ne sont pas saturés s’ils ne
contiennent pas plus de : (A√d)/200 Avec A aire du tamis en mm et d dimension
des mailles du tamis en mm Cet échantillon doit être séché. Sa masse
sèche notée M1 est relevée. Articles 7 EXÉCUTION DE
L'ESSAI L’analyse granulométrique doit permettre
de séparer les grains, d’un granulat et de les classer par diamètre. Le
diamètre des mailles des tamis définit ces classes. La vibration fait
descendre les grains au travers les tamis jusqu’à ce qu’ils soient bloqués
par le tamis de la maille correspondante au diamètre du grain. Mais la
vibration n’est pas suffisante pour faire descendre les fines, c’est à dire
les grains d’un très petit diamètre. En effet ces grains sont si fins qu’ils
se collent aux grains d’un diamètre plus gros. Ces fines restent ainsi
bloquées dans des tamis ne correspondant pas à leur diamètre. Sous le seul
effet de la vibration, l’analyse est donc faussée. Chaque tamis contient les
grains de diamètres correspondant plus une part de fines. La pesée du refus
indiquera et représentera la masse des grains du diamètre correspondant au
tamis plus la masse des fines collées aux autres grains. La masse mesurée
sera donc supérieure à la masse recherchée. Article 7.1 Lavage Puisque la vibration ne suffit pas à faire
descendre les fines tout en bas, il faut trouver un autre moyen d’y parvenir.
Le lavage à grande eau de l’échantillon au travers du plus petit tamis 0,063
permet de s’assurer de la descente des fines.
Les fines sont entièrement tamisées
lorsque l’eau de lavage devient claire. L’échantillon lavé est séché. Sa masse est notée M2. Article 7.2 Tamisage Cet article décrit les
opérations de tamisage par vibration. Il fixe également les conditions à
vérifier lors de ces opérations. Verser le matériau
lavé et séché dans la colonne de tamis. Cette colonne est constituée par l'emboîtement des tamis, en les classant de haut en bas dans l'ordre de
mailles décroissantes. La question du choix
des tamis se pose ici. Quels sont les tamis nécessaires à l’analyse ? L’œil est un bon
indicateur pour classer approximativement un granulat. Il est à savoir qu’un
sable est un granulat constitué de grain de taille comprise entre 0 et 5mm.
Un gravier fin est constitué de grains de taille comprise entre 2.5 et 12mm.
Un gravier moyen est constitué de grains de taille allant jusqu’à 25mm. Un
gros gravier est constitué de grains de taille dépassant 25mm. Agiter manuellement ou
mécaniquement cette colonne, puis reprendre un à un les tamis en commençant par celui qui a la plus grande ouverture en adaptant un
fond et un couvercle. On agite chaque tamis en
donnant à la main des coups réguliers sur la monture. D'une manière générale,
on peut considérer qu'un tamisage est terminé lorsque le refus sur un tamis
ne se modifie pas de plus de 1 % en une minute de tamisage. Cette condition fixée
par la norme pour savoir quand stopper le tamisage par vibration est largement
vérifiée au bout de 10 minutes de vibration, ce qui est plus simple à
mesurer. Verser le tamisat recueilli dans le fond sur le tamis immédiatement
inférieur. 7.3 Pesées
Article 8 EXPRESSION DES RÉSULTATS Article 8.1 Calculs Les résultats des
différentes pesées cumulées sont portés sur une feuille d'essai. Les calculs s’orientent
pour définir le pourcentage de tamisat cumulé sur
chaque tamis. Réintégration des
fines : Les fines ont été
tamisées par l’opération de lavage. Leur masse correspond à M1-M2. L’expérience
montre que malgré l’efficacité de cette opération il reste quelques fines
dans le fond de la pile de tamis. Leur masse notée P vient s’ajouter aux
fines de l’opération de lavage. La masse de fines totale représente donc (M1-M2)+P. La masse
de fines ainsi déterminée peut être exprimée en pourcentage de tamisat au travers le plus petit tamis.
Présentation des résultats Les pourcentages de tamisats cumulés ou ceux des refus peuvent être présentés
soit sous forme de tableau (exploitation statistique), soit le plus souvent sous
forme de courbe. Tracé de la courbe : La courbe granulométrique traduit la
distribution pondérale des granulats. Elle donne
pour chaque diamètre di la masse Mi des particules
de taille inférieure ou égale à di. La masse est indiquée en pourcentage
de la masse totale de la matière
sèche de l'échantillon étudié.
La courbe représentant la distribution
granulométrique des éléments doit être tracée de manière continue et peut ne pas passer rigoureusement par
tous les points. Article 8.2 Validité de l'analyse
granulométrique La somme des masses, Rn et P, ne doit pas différer de plus de 1 % de la masse M2. Cela permet
d’observer et de vérifier si les pertes et les imprécisions liées à la
manipulation sont dans des proportions suffisamment faibles pour ne pas
fausser pas l’analyse. Exemple :
La masse sèche d’un échantillon prêt pour le tamisage par vibration, M1s vaut
1456g. Après tamisage,
le refus cumulé sur le dernier tamis de la série, c’est à dire le tamis de
plus petite maille, Rn vaut 1448g. Dans le fond, il reste, P=4g. La
masse totale sèche de l’échantillon après le tamisage vaut donc :
1448+4=1452g. Elle diffère de 1456-1452=4g par rapport à la masse initiale.
Ce qui signifie que les pertes et les imprécisions de mesures durant les
manipulations représentent 4g. Est-ce important ?
Autrement dit, cela a-t-il des conséquences sur l’analyse ? En
caricaturant, si c’est 4g par rapport à un échantillon de 5g, c’est
certainement très important. Cela signifie que la conséquence d’une
imprécision n’est pas une notion absolue, mais relative à la quantité mise en
œuvre. Ici, il faut
donc relativiser ces 4g en les rapportant aux 1456g d’échantillon mis en
œuvre. L’imprécision relative à l’échantillon vaut 4/1456=0,003. Exprimé en
pourcentage cette valeur est plus représentative : 0,003x100=0,3% La norme indique qu’en dessous de 1%,
l’imprécision des manipulations n’a pas de conséquences sur l’analyse.
L’expérience est validée. Il est à observer qu’il s’agit de
l’évaluation de l’imprécision liée à l’opération de tamisage par vibration.
Cela implique de considérer la masse de l’échantillon manipulé, c’est à dire
de l’échantillon sec et sans les fines. |
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