|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Comment faire pour réaliser le plus
d’ouvrage élémentaires à la fois et de façon continue ? La réponse semble
complexe au regard du grand nombre d’ouvrages élémentaires différents à
réaliser. Une réponse à cette question nécessite une approche stratégique du
problème. La photo de présentation montre que la
réalisation des ouvrages est coordonnée dans le sens de la longueur du
bâtiment. En arrière plan, les fondations progressent. Sur une zone plus en
avant et en même temps les voiles, les poteaux et poutres, sont construits
également. puis les planchers, et enfin la structure métallique avancent sur
d’autres zones. En somme tous les ouvrages élémentaires sont en cours de
construction. Comment cette coordination à t’elle été mise au point ? COORDINATION DANS L’ESPACE : LA DECOMPOSITION PAR TRAME La première étape consiste à tramer l’ouvrage. La trame représente une partie de l’ouvrage sur
laquelle il est possible de cycler les travaux. C'est une partie d’ouvrage
qu’il faut reproduire à l’identique ou quasiment à l’identique. La durée des
travaux et les ouvrages élémentaires pour une trame doivent être sensiblement
les mêmes pour les autres trames. Pour un bâtiment classique, la trame est souvent
l’étage courant, dans le sens ou la structure des autres niveaux est
quasiment identique. Ce qui signifie que le tramage se fait dans le sens
horizontal. Ici ce n’est pas car la structure est très variée. Mais il est
possible d’identifier un tramage dans le sens vertical. En effet les dalles
alvéolaires forment des trames régulières de 10.25m. Tous les autres éléments
de la structure sont quasiment identiques sur cette trame. Il est donc
possible de faire avancer les travaux par tranche minimum de 10.25m. LE PHASAGE : REGROUPEMENT D’OUVRAGE
ELEMENTAIRES : FORMATION DES TÂCHES Pour chaque trame une phase de travaux est définie. En
effet sur une trame certains ouvrages élémentaires sont en cours de
réalisation pendant que sur la trame précédente d’autres ouvrages
élémentaires sont en cours de réalisation. Le phasage consiste à définir des groupes d’ouvrages
élémentaires qui sont réalisés en même temps sur la même trame. L’ensemble
des ouvrages élémentaire affectés à la même phase de travaux est une tâche. Ce
regroupement s’effectue selon deux critères. REGROUPER LES OUVRAGES ELEMENTAIRE DE MÊME
CONTRAINTE : Il permet de globaliser la gestion des ouvrages élémentaires
qui ont les mêmes contraintes de coordination. Ce sont les ouvrages
élémentaires qui ne peuvent être réalisés que si d’autres ouvrages
élémentaires sont en partie achevés. En effet, Les poteaux et les voiles de l’infrastructure
reposent sur les semelles. Quelque soit la nature des voiles, Ils ont tous
besoin de l’existence d’une partie des semelles pour être construit. Cela
amène à former deux premiers groupes : les semelles et les éléments
verticaux. La catégorie des éléments verticaux comportent 4 ouvrages
élémentaires les murs banchés une face, les murs banchés, les poteaux
banchées, et les murs sandwich. Cette catégorie commence à former une tâche dans
laquelle la gestion de tous ces types de murs est globalisée. REGROUPER LES OPERATIONS DE TRES COURTE DUREE : L’autre paramètre à observer est qu’il n’y a pas de
fort décalage entre les cadences de réalisation d’ouvrages élémentaires liés
par des contraintes. Les poutres ont besoins des voiles pour être posées.
Leur nombre restreint montre que ces poutres sont vites posées même avec un
faible effectif. Cela créer un fort décalage de cadence entre la fabrication
des éléments verticaux et la pose des poutres sans possibilité de régulation
de la cadence des poutres. Il est fort probable que l’équipe des poutres
allant beaucoup plus vite que l’équipe des voiles, finisse par ne plus
trouver de murs pour poser ses poutres. Dans ce cas, la pose des poutres est une opération très
brève. De ce fait elle est traitée par l’équipe des voiles. C’est un nouveau
regroupement. Ainsi une seconde tâche est crée. Elle regroupe la
réalisation des éléments verticaux de l’infra structure et pose des poutres
préfabriquées. Selon le même raisonnement quelque soient la nature des
éléments de planchers de l’infra structure, ils ont tous besoins des voiles,
des poteaux et des poutres pour être réalisés. Ce regroupement d’ouvrages
élémentaires forme la troisième tâche : les planchers de
l’infrastructure. Cela comprend les dalles alvéolaires, les prédalles et les
dalles pleines. Les portiques ont besoins des planchers de
l’infrastructure. Il n’y a pas de regroupement possible. Les planchers collaborant ont besoins des portiques. Il
n’y a pas de regroupement possible. Les murs maçonnés et les murs préfabriqués s’appuient
sur la structure métallique. Ils peuvent être réalisés ensemble une fois la
structure métallique terminée. Ainsi de treize ouvrages élémentaires, il est formé six
tâches.
La réalisation des ouvrages élémentaires est maintenant
coordonnée dans l’espace. Les travaux sont effectués sur des trames de 10.25m
correspondant à la longueur d’une dalle alvéolé. Ces six tâches sont réparties sur six trames selon les
phases suivantes :
COORDINATION DANS LE TEMPS En combien de temps une trame est-elle réalisées ?
C’est la cadence générale du chantier. Cette cadence est définie par le dénominateur comment à
tous les ouvrages élémentaires : la grue. En effet la grue est
sollicitée par toutes les fabrications sur 55m de rayon. C’est l’engin le
plus sollicité est qui risque de saturer. Pour optimiser les travaux il est
possible de définir une cadence générale à la limite de saturation de la
grue. C’est la cadence maximale que peut connaître le chantier. Pour cela il faut quantifier tous les ouvrages
élémentaires à réaliser dans une trame d’ouvrage. Puis il faut lister pour chaque ouvrage élémentaire les
matériaux et les matériels déplacés par la grue et définir le temps
nécessaire à chacun de ces déplacements. La somme de ces temps représente le
temps de travail de la grue pour répondre au besoin de chaque ouvrage
élémentaire. C’est le temps de saturation de la grue. En divisant ce temps
par le temps productif de la journée de travail cela indique le nombre de
jours nécessaire pour réaliser une trame d’ouvrage… En cours
d’élaboration… UNE COORDINATION EN FLUX TENDU Les cadences sont définies par saturations des grues.
Cela signifie que le chantier ne peut pas avancer plus vite. De même chaque
phase est décalée d’une seule trame. Il n’y a pas de trame pour temporiser. Les travaux avancent donc en flux tendu. UNE PRISE DE RISQUE Ce type
d’organisation comporte des risques. Au moindre incident, si une phase prend
du retard, les autres sont bloquées, le chantier prend du retard et la
coordination peut être perdue. De plus, Ici l’entreprise a choisi d’intégrer la fin
des travaux de terrassement dans le phasage. Cela signifie qu’à un moment, il
faut que la dernière phase des travaux de terrassement soit terminée pour
pouvoir fabriquer les semelles. C’est
un risque supplémentaire. Deux incidents se sont produits sur ce chantier. La
grue amont est tombée en panne alors que la grue avale continuait de
fonctionner. La réalisation des voiles, des poteaux, des poutres, des
semelles et le coulage des planchers s’est trouvée complètement stoppée,
alors que la structure métallique continuait d’avancer. L’entreprise a
cherché à limiter les conséquences de l’incident en faisant travailler
exceptionnellement les ouvriers un samedi. Cela a permis de couler les planchers et de rattraper
ce retard. Mais les voiles, les poteaux et les poutres n’avançaient toujours
pas. Au global dans un premier temps la réalisation des
planchers n’a pas pris de retard. Mais la semaine suivante, les voiles et les
poteaux n’avaient pas de semelles pour s’appuyer et la fabrication des
planchers été stoppée faute de voiles, de poteaux et de poutre pour prendre
appuis. Puis, l’entreprise de terrassement n’est pas venue en
temps voulu pour poursuivre le terrassement. Les semelles ne pouvaient plus
avancer faute de place… Le phasage était perdu et les travaux n’étaient plus
coordonnés.
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Comment l’entreprise a géré cette situation ? Ce phasage étant définitivement perdu, il fallait
imaginer une solution qui permette néanmoins de coordonner au mieux et plus
facilement la réalisation des ouvrages élémentaires. L’entreprise s’est
appuyée sur la polyvalence de son personnel pour restructurer ses équipes en
élargissant le champ d’action de chacune. L’équipe chargée de la réalisation des éléments
verticaux a fusionné avec celle chargée de la réalisation des planchers. Cela
a permis de ne plus réaliser en même temps les éléments verticaux et les
planchers. Une seule équipe avançait la réalisation des éléments verticaux
durant une semaine. Puis la semaine suivante, la même équipe réalisait les
planchers sur les éléments verticaux réalisés la semaine précédente.
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|